Villes marocaines.

Fes

Fès ou Fez est la troisième plus grande ville du Maroc, après Casablanca et Rabat avec une population de 1 368 000 d'habitants. C'est l'une des quatre « villes impériales » (avec Marrakech, Meknès et Rabat). La médina (vieille ville), un exemple modèle d'une ville orientale, est placée sous la protection de l'UNESCO[1]; elle est inchangée depuis le XIIe siècle. Le bleu profond de ses céramiques est un des symboles caractéristiques de Fès. Elle possède la plus grande médina du monde. Son rayonnement international passé en fait l'une des capitales de la civilisation arabo-musulmane aux côtés de Damas, Bagdad, Cordoue, Grenade...Selon une légende, le nom de la ville viendrait de la découverte d'une pioche (arabe : [fa's], pioche) à l'emplacement des premières fondations.

Fès ou Fez ( ???? en arabe) est la troisième plus grande ville du Maroc, après Casablanca et Rabat avec une population de 1 008 782 d'habitants[1]. C'est l'une des quatre « villes impériales » (avec Marrakech, Meknès et Rabat). La médina (vieille ville), un exemple modèle d'une ville orientale, est placée sous la protection de l'UNESCO[2]; elle est inchangée depuis le XIIe siècle. Le bleu profond de ses céramiques est un des symboles caractéristiques de Fès. Elle possède la plus grande médina du monde. Son rayonnement international passé en fait l'une des capitales de la civilisation arabo-musulmane aux côtés de Damas, Bagdad, Cordoue, Grenade...

Selon une légende, le nom de la ville viendrait de la découverte d'une pioche (arabe : ??? [fa's], pioche) à l'emplacement des premières fondations.

Fès ne se livre pas facilement. Pour y accéder, il faut rentrer par la grande porte, à la fois visible et voilée, du sacré. Car Fès est un sanctuaire. C'est ainsi d'ailleurs que les soufis, ces initiés de l'islam, l'ont toujours appelée: la Zaouïa. Le voyageur qui venait de loin savait qu'en arrivant aux portes de la ville, c'est à son fondateur et à son saint patron lui-même qu'il demandait l'hospitalité. Pour lui, Fès est la ville de Moulay Idriss.

Beaucoup de fassis connaissent encore par cœur ce que les chroniqueurs rapportent comme étant les paroles, lors de la prière inaugurale, du saint : « Ô Dieu, Tu sais que je n'ai pas construit cette ville par vanité, par désir de renommée ou par orgueil. Mais je voudrais que tu y sois adoré, que Ton Livre y soit Lu et Ta Loi appliquée tant que durera le monde. Ô Dieu, guide vers le bien ceux qui y habitent et aide les à l'accomplir, voile à leurs yeux l'épée de l'anarchie et de la dissidence… »

Fès, qui fut pendant plusieurs siècles une capitale politique et intellectuelle du Maroc, était devenue un centre de rencontres et d'échanges. On rapporte que Sylvestre II (Gerbert d'Aurillac), Pape de 999 à 1003, y séjourna dans sa jeunesse pour y faire des études à la suite desquelles il introduisit les chiffres arabe en Europe. Maïmonide, médecin et philosophe juif, y vécut également quelques années durant lesquelles il enseigna à la Quaraouiyine. L'œuvre de ce philosophe est une merveilleuse illustration de cette symbiose de la culture judéo-islamique qui avait prévalu en Andalousie, et trouvé un écho similaire à Fès.

Moyen Âge

Au Xe et XIe siècle, la ville de Fès est prise par les Maghraoua. Fès sera le théâtre de Bataille entre les tribu Zénètes Maghraoua et Banou Ifren pour sa gouvernance.

Les deux parties de la ville s'unissent au Moyen Âge, détruisant le mur qui les séparait. Fès perd son rôle de capitale avec la fondation de Marrakech par la dynastie almoravide au XIe siècle mais le reprend en 1250 grâce à la dynastie mérinide. Sous leur règne, la nouvelle ville El Medinet El-Beida (la ville blanche) est fondée en 1276 ; elle est équipée de remparts, de palais et de jardins. Elle est rapidement connue sous le nom de Fès Djedid (la nouvelle Fès) en opposition à Fès el Bali (la vieille ville). La population juive qui se trouvait aux alentours du palais est forcée de partir et le Mellah (quartier juif) se forme dans l'ancien quartier de la garnison des archers syriens. Au début du XIVe siècle (apogée de l'art hispano-mauresque), la ville connaît une forte croissance. L'université Quaraouiyine est alors connue mondialement. Grâce aux caravanes allant jusqu'au port de Badis dans le Rif, Fès est en permanence liée à l'Espagne islamique et à l'Europe. En 1471, la ville tombe aux mains de la dynastie Beni Wattas.

 

Climat

Fès est située près du Moyen Atlas, à l'intérieur des terres ; elle bénéficie d'un climat méditerranéen mais fortement mâtiné de continentalité et subissant l'effet de versant des montagnes (plus de précipitations, vents froids). Le froid hivernal rappelle très souvent la neige abondante du Moyen Atlas à 60 km au sud de la ville. Cela se traduit par une forte amplitude thermique. L’hiver peut, en fonction de l'altitude, s’avérer très rigoureux. On dit qu'il neige à Fès un an sur deux ou un an sur trois.

Le voyage y est possible toute l'année, mais le printemps (avril et mai) et l'automne (mi-septembre à fin octobre) sont les deux saisons les plus agréables, comme pour l'ensemble du pays d'ailleurs. En avril, les températures moyennes maximales sont de 18°C et les minimales de 8°C. En septembre, les minimales sont voisines de 15°C, tandis que les maximales dépassent légèrement les 27°C.

L'été, les températures moyennes maximales montent jusqu'à 35°C. Mieux vaut sortir le matin et le soir pour profiter de la diversité des paysages de la région.

Enfin, l'hiver est, comparativement aux régions littorales ou méridionales, froid. Cependant, il paraît beaucoup plus doux que celui des régions de l'Oriental, du Rif ou de l'Atlas.

Économie

Fès a eu beaucoup de mal à s'adapter au basculement économique du pays vers la côte atlantique et en particulier vers le rectangle Rabat-Casablanca. Si de nombreuses familles fassies ayant bénéficié d'une éducation ont acquis d'éminents postes dans les entreprises (Casablanca surtout) et surtout dans l'administration (Rabat), le retour vers Fès a peu été envisagé.

La ville est connue pour avoir été quelque peu négligée pendant un moment, entre autres par souci d'équilibre avec les autres centres du pays en plein boum mais aussi pour son côté frondeur : les infrastructures manquent (routes et système d'adduction d'eau en particulier), les commerçants vont ailleurs : Casablanca-Rabat mais aussi la côte nord (de Tétouan à Oujda), grâce certes au fameux trafic de hachich mais aussi par l'effet "détaxe" des enclaves espagnoles et du marché longtemps avide de biens de consommation qu'était l'Algérie socialiste. L'exode rural des campagnes alentour est immense : la ville a doublé ou triplé de population, principalement par l'arrivée de paysans.

Fès se réoriente progressivement vers deux secteurs:

  • l'agricole : Fès joue ainsi le rôle de centre de collecte: la plaine du Saïs, ancien lac asséché, est très fertile et la montagne constitue un environnement favorable à certaines productions maraîchères et fruitières absentes dans le reste du pays (fruits rouges...).
  • le tourisme (voir plus bas). en plein boum. le choix des autorités est de se lancer sur un secteur plus "culturel" que la grande rivale Marrakech, et donc sur une clientèle plus aisée. Elle est ici concurrencée sur ce secteur par Essaouira.
  • Fès, capitale spirituelle

    Capitale culturelle et spirituelle du Maroc, Fès est une ville millénaire. En la parcourant, on peut facilement se laisser emporter à travers son histoire, grâce à ses nombreuses mosquées, médersas, fondouks, fontaines et salles d'ablution, jardins historiques, murailles et remparts, portes fortifiées, mellah et synagogues, manufactures, mausolées, palais et riads, places et souks. Des Idrissides aux Alaouites, des Andalous aux Juifs, toutes les dynasties et tous les peuples ont laissé leur empreinte sur la ville. Ces dernières années de nombreux monuments ont été restaurés, comme la médersa El-Attarîn, la médersa Bou-Inania (XIVe siècle), la Magana (une horloge hydraulique unique au monde) et la bibliothèque de la mosquée Quaraouiyine. Cette dernière possède de très rares manuscrits écrits par de célèbres savants comme Ibn Rochd (Averroès) ou Ibn Khaldoun. Appelés "monuments verts" les jardins du palais Batha, construit au XIXe siècle par le sultan alaouite Moulay Hassan Ier et celui du Riad Moqri datant du début XXe siècle ont retrouvé leur végétation. Aujourd'hui la médina est le principal pôle d'attraction. Les centres de cultures contemporaines y manquent cruellement. Toutefois, quelques centres culturels et galeries voient le jour : le Centre culturel municipal Agdal (près de la place Florence) compte une salle de spectacles et une galerie d'expositions, la Galerie Mohammed Kacimi.

Source wikipedia.org

 

 

 

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